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Romans - Pari risqué
Aujourd'hui, je vous ai réservé une petite surprise.
Sur FB, j'ai expliqué cette idée que je n'ai pas exploitée durant l'écriture de Pari risqué. Ci-dessous, vous pouvez lire ce post :


Vous vous souvenez que j’ai évoqué sur ma page une scène particulière, que j’avais en tête en démarrant l’écriture de Pari risqué. Une idée que je n’ai pas exploitée. En fait, durant l’écriture de ce roman, plus l’histoire avançait et plus d’autres scènes s’imposaient, la relation Jailyn/ Knox se formant petit à petit. Donc, j’ai mis cette scène de côté dans ma tête, pour l’abandonner finalement par la suite. J’ai fait ce choix définitif, car, lorsque j’ai tapé le mot fin, elle n’avait plus vraiment sa place – si je puis dire – de plus, le manuscrit était déjà bien épais. Et j’aimais vraiment la façon dont j’avais construit leur relation ; la façon dont j’avais développé l’histoire de ce petit couple. Donc, pour ma part, il n’était plus question de l’écrire pour tenter de l’intégrer, même si elle me restait en mémoire…

Mais aujourd’hui, je me suis amusée à écrire cette fameuse scène, pourvous offrir ce bonus et vous permettre de retrouver Jailyn et Knox.

Petit rappel de mon message FB qui explique l’idée non exploitée :

Vous savez que, durant la première partie du livre, Knox, peu enthousiaste à l’idée de donner des cours à une petite étudiante, éprouvait un malin plaisir à mettre Jailyn très mal à l’aise. Donc, un jour, il lui aurait préparé des problèmes de maths fi liés à une entreprise spécialisée dans la vente de…. (Je vous laisse le découvrir pour celles qui n’ont pas lu ce post, ce sera plus fun). Imaginez la réaction de Jailyn en découvrant les problèmes, et le malin plaisir de Knox à voir sa réaction, à se délecter de la voir rougir et ne plus savoir où se mettre. A la mettre hyper mal à l’aise ! Ah j’imaginais bien les dialogues et l’ambiance entre eux au fil des minutes. Knox aurait jubilé durant cette scène…




Elle allait arriver d’ici quelques minutes.
Avec un petit sourire, je regardai une dernière fois la feuille que j’avais imprimée.

- Toi, t’as un truc derrière la tête ?

Je tressaillis en levant brusquement la tête. Cruz venait d’entrer dans le salon pour récupérer son portefeuille et ses clefs qui traînaient sur la table basse à côté de sa manette de jeu. Je ne répondis pas, mais en mon for intérieur, je me marrais déjà bien. Pour changer, j’étais pressé que mon élève se pointe (hé ouais !). Oh putain, oui, j’imaginais le cours et me bidonnais d’avance !

- Ta petite étudiante va bientôt arriver ?

Cet enfoiré adorait se payer ma tête depuis que Wade m’avait supplié d’aider Jailyn. Mais sa pique n’eut aucun effet sur moi. La seule réaction qu’il parvint à provoquer fut un coup d’œil sur ma montre.

- T’es pas en retard ?

- Ouais, j'suis un peu à la bourre. Au fait, Ryder veut qu’on se fasse un ciné, ce soir. Ça te dit ?

- Je suis partant. Laisse-moi deviner… les Avengers ?

Cruz rigola.

- À ton avis ? Ça fait six mois qu’il me gonfle avec ce film, depuis qu’il a vu la première bande-annonce.

Une sonnerie se fit entendre avant que je ne puisse répondre. Mon pote se dirigea illico vers la porte d’entrée. Je franchis la distance jusqu’à la porte à double battant du salon et le vis presser son index sur le bouton de l’interphone.

- Yep !

Il y eut un gros blanc, puis un léger raclement de gorge.

- Euh… salut, c’est Jailyn.

- Salut, Columbia ! lança Cruz d’un ton enjoué, voire même abruti si on y regardait de plus près.

Il me fit un clin d’œil.

- Je t’ouvre…

Puis Cruz fila au pas de course jusque dans sa chambre et revint avec son blouson en cuir qu’il enfila sur son hoodie.

- Allez mec, bon cours, on se voit plus tard, me nargua-t-il avec un sourire ironique qui en disait long.

Ah ! Ces cours l’amusaient. Content pour lui ! Mais aujourd’hui, je restais imperturbable face à ses petites provocations. Par principe, je lui fis toutefois un fuck avant que la sonnerie ne résonne dans le hall d’entrée.

- Dégage, Zack doit t’attendre !

Cruz eut un petit rire avant d’ouvrir la porte.

- Ça va, Columbia ? demanda-t-il avec un sourire sur sa tronche.

- Ça va, merci…

D’où je me tenais, plus sur la gauche, je ne pouvais pas la voir sur le seuil, mais j’entendis sa voix claire… tellement… tellement… ELLE.
Euh… OK… là, sur le coup, cette réflexion me sembla vraiment étrange ! Mais je zappai de suite en jetant un dernier coup d’œil sur les feuilles posées sur la table d'angle du salon. Elle entra. D’un pas lent, je m’approchai de mon élève, son visage toujours tourné vers mon pote, qui passa devant elle en lui faisant un clin d’œil et ferma la porte derrière lui. Puis, je la vis inspirer profondément, comme si elle se donnait du courage, avant de pivoter vers moi :

- Salut…

Son regard me balaya rapidement. Très rapidement. Trop rapidement.
La nana – c’est sûr – n’était pas à l’aise.

- Salut, répondis-je.

Un éclair de surprise éclaira brièvement ses yeux, et je me rendis compte que j’avais un sourire idiot plaqué sur mes lèvres.

- On commence ? lançai-je plus brusquement.

Elle acquiesça et me suivit en silence. Je m’installai sur ma chaise tandis qu’elle ôtait son manteau pour s’asseoir à sa place habituelle. Elle sortit son bloc, ses stylos, et son portable. J’attendis avec une patience vraiment surprenante qu’elle finisse de poser tout son matos. Cette gonzesse était toujours vachement préparée.

Plusieurs stylos au cas où !
Un crayon papier au cas où !
Un feutre noir au cas où !

Au cas où quoi, exactement ? Le mystère du siècle ! Et je n’osais pas imaginer ce qu’elle pouvait bien encore cacher dans son sac. Je sentis soudain le poids de son regard qui me fit redescendre sur terre.

- On va revoir ta leçon sur les coûts !

Je gardais le meilleur pour la fin.
On démarra la séance comme d’habitude, une première partie du cours consacrée à quelques révisions en lien avec les exercices que je prévoyais par la suite. Plusieurs fois, elle leva les yeux vers moi, l’air surpris. Ma voix devait être trop enjouée ; il fallait que je me calme, sinon elle allait sentir le coup fourré. Après une bonne heure et des poussières de bourrage de crâne, à revoir les fondamentaux, je tendis la main vers ma feuille qui attendait sagement à côté de ma tablette.

- On va passer à quelques exos maintenant. Je t’ai préparé une étude de cas, de quoi mettre en pratique ce qu’on vient de réviser.

- OK, répondit-elle d’une voix très motivée.

Je jubilai intérieurement. D’un air très naturel, je glissai le document de son côté, tout en luttant pour ne pas me fendre la pêche. Fidèle à elle-même, elle le positionna devant elle et baissa la tête pour découvrir l’énoncé, avec sa petite manie de poser son coude sur la table, sa mâchoire calée sur la paume de sa main.

Concentration maximum…

Bon sang, je dus me pencher vers ma tablette et faire semblant de m’intéresser à un truc fascinant pour ne pas exploser de rire, avant de me risquer à lui jeter un coup d’œil en biais, surveillant sa réaction. Une dizaine de secondes s’écoulèrent dans un silence impressionnant. Soudain, je la vis se raidir lentement, baisser sa main tout aussi lentement sur la table, ses yeux s’écarquillant peu à peu. Elle leva brusquement son visage, et je la dévisageai l’air stoïque, du genre : « Euh… y a un problème ? » Là, franchement, je méritais un Oscar pour une telle performance. Ses prunelles dévièrent aussitôt vers sa feuille, le haut de ses pommettes se colorant, puis elle commença à se tortiller sur sa chaise. Épique. Oh putain, garder mon sérieux devenait très dur ; et je dus me mordre l’intérieur d’une joue pour ne pas me trahir. Curieusement, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas senti d’aussi bonne humeur.

- Vas-y, lis l’énoncé à voix haute.

- À voix haute... bafouilla-t-elle.

Oh géant.

- Oui, l'encourageai-je, mine de rien.

Elle déglutit. Je croisai de nouveau son regard. Elle le baissa aussi sec, une couche de rouge supplémentaire plaquée sur ses pommettes. Bientôt, sa peau allait se transformer en une enseigne fluorescente.

- Allez, lis le problème, répétai-je plus fermement.

J’entendis son petit raclement de gorge avant qu’elle ne s’exécute :

- La société Conrad commercialise des… sex toys (première pause), la compagnie a fait appel à un cabinet d’audit pour étudier les conditions de commercialisation en Europe. Ils ont également mandaté une agence de publicité pour promouvoir leurs deux produits phares (deuxième pause avant qu’elle se racle une nouvelle fois la gorge)… Smooth, un vibromasseur, et… Tiger… un… (ici, arrêt sur image, je dus me mordre encore un peu plus la joue) plug anal…

Et hop, une couche supplémentaire sur ses pommettes déjà bien colorées.
Et moi, j’allais pisser de rire, vu sa tête.

- … qui leur a coûté 130 K$, continua-t-elle.

Autre pause. Ah, je les comptais !

- Pour Tiger… hum… le plug… ils ont également réalisé plusieurs encarts publicitaires…

D’un air très naturel, je lui proposai :

- Tiens, tu peux voir à quoi ressemblent ces vibros. Ça te donnera une idée.

Elle tressaillit sur sa chaise ; je fis comme si je n’avais rien remarqué en glissant la tablette de son côté. OK, je poussais un peu là, mais c’était trop excellent pour ne pas m’en priver. Ses prunelles se rivèrent sur les deux sex-toys, Smooth et Tiger, deux produits phares – l’un rose et l’autre violet –, que j’avais trouvés sur un site quelconque.
Des couleurs flashy à devenir aveugle en dix secondes tapantes.
Ses joues prirent une couleur plus prononcée (Si… si…), mais elle les observa soigneusement. Quand elle leva ses yeux vers moi, elle les rabaissa à une vitesse supersonique. Elle reprit sa lecture et continua à me donner les deux ou trois infos supplémentaires qui serviraient à résoudre l’exo. Entre deux infos, je la vis inspirer plusieurs fois et me lancer un regard oblique, le plus discrètement possible. Mais j’étais tellement concentré sur sa petite personne que je remarquais la moindre de ses réactions.

- Déterminer les coûts complets des produits Tiger et Smooth… annonça-t-elle finalement.

Je crois bien qu’à cette seconde, elle ne devait plus être certaine de son propre prénom ; alors, résoudre un exercice de maths fi promettait... J’étais un peu salaud – je l’avouais –, mais bon… il n’y avait pas mort d’hommes ! Hein ?
Un peu perdue, elle cligna des paupières, ayant visiblement du mal à organiser ses idées. Cela dura quelques secondes. Franchement, dans un petit éclair bref – vraiment très bref – je me demandai tout à coup pourquoi je prenais autant mon pied à la voir si embarrassée et déstabilisée. Puis, soudain, je la vis inspirer profondément, fermer les yeux une fraction de seconde avant de se redresser. Un truc bizarre. Mais je sentis un changement s’opérer en elle.
Quoi, exactement ? Je ne savais pas trop…

- Donc, ils veulent encore réaliser également des encarts publicitaires sur certains web spécialisés, me dit-elle d’un ton plus lent, mais assuré.

- Oui…

Sa main droite bougea vers la tablette et ses doigts, suspendus à moins d’un millimètre de l’écran, parurent glisser directement sur l’un des vibros.

- Pour Smooth…

Elle bougea de nouveau ses doigts comme si elle caressait un vrai Gode. De jolis doigts fins aux ongles manucurés, nets et assez courts. Comme je les aimais chez une gonzesse.
Pourquoi je remarquai subitement ce détail ? Aucune idée.
Mais mes yeux restèrent fixés sur eux sans que je ne leur en donne l’autorisation, déconnectés de mon cerveau. Son léger mouvement de haut en bas et bas en haut me fascinait alors que le vibro se transformait peu à peu en un véritable pénis devant moi.

Le mien.

Mon sang se mit à bouillir littéralement dans mes veines et, d’un coup sec, je me secouai mentalement pour tenter de chasser cette vision. Je réalisai soudain qu’elle venait de dire un truc :

- Pourquoi Tiger ?

Surpris, je levai brusquement la tête. Là, elle m’avait pris de court, aussi bien par sa question que par son petit ton innocent. Je répondis sans réfléchir, du tac au tac.

- Pour le côté animal… que représente le plug… je suppose.

Elle baissa les yeux, troublée. Ça, j’en étais certain ! Mais elle ne semblait plus si déstabilisée que cela. J’en eus la preuve à la seconde suivante :

- Charmant ! Je suis une nana et je t’assure que je n’aurais pas envie d’acheter un plug anal s’appelant Tiger ! Smooth, le nom est pas mal. Donc, avant de dépenser un tas de fric pour leur pub, Conrad ferait bien de trouver un autre nom pour leurs clients européens qui auront plus de goût que ça. D’ailleurs, il ferait bien de virer celui qui a trouvé un nom pareil…

Euh… là, elle me scia net ! Et j’éprouvai soudain l’envie irrépressible de rire suite à son petit éclat (sexy, oui… très sexy même), mais je me retins de toutes mes forces.

- Et tu l’appellerais comment ?

Hors sujet. Mais son avis m’intéressait, car, malgré moi, j’appréciais cette petite facette qui pointait son nez.

- Slick…

Oh putain ! De son timbre rauque, le nom sembla couler de ses lèvres comme du chocolat chaud ; le tout, un shoot direct dans ma bite qui fit un twist contre ma braguette.

- À l’oreille, c’est sexy et classe. Entre Smooth et Slick, je trouve que ça se marie plutôt bien.

- Slick… répétai-je comme un idiot, incapable de former une phrase cohérente dans ma tête.

Ma voix, âpre et essoufflée, parut jaillir d’une gorge remplie de gravier. Bordel, elle avait réussi à me couper le sifflet, à vider mon cerveau de tout son sang ! Un champ de ruines ! Son doigt, caressant Slick sur la tablette, attira mon regard comme un missile sur sa cible. La température du salon devint soudain étouffante. Tout à coup, j’imaginais Slick glisser dans son petit cul, tandis que mon pénis s’enfonçait dans sa chatte douce et chaude.
Double pénétration. Le fantasme d’un tas de mecs.
Je n’arrivais plus à chasser la vision de Jailyn à califourchon sur mes cuisses, prenant son pied entre ma queue et un plug anal. Si je continuais sur cette lancée, ma bite allait faire de sacrés dégâts dans mon jean. ICI ! MAINTENANT !
À cette seconde, nos regards se croisèrent…

Erreur, grosse erreur !

Car je notai sa bouche entrouverte, tentante, avant que mes yeux ne descendent sur sa poitrine qui se soulevait plus rapidement. Le tissu collé contre sa peau, je pouvais presque deviner les pointes de ses seins… dures…

Oh putain !

J’avalai le grondement primitif qui montait dans ma gorge, au milieu d’une chaleur trop suffocante. Est-ce qu’elle la sentait également ? Elle semblait aussi affectée que moi, ses prunelles très brillantes ; et je me demandai ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Une autre vision d’elle me chevauchant avec Slick ou Tiger (rien à branler du nom tant que ce plug était enfoncé entre ses petites fesses rebondies que j’avais remarquées dans ses jeans moulants). La bouche sèche, le corps tendu comme un arc, je n’étais plus du tout connecté à notre cours, encore moins à ma blague.

- Donc pour Smooth…

A cette seconde, sa voix n’était plus qu’un lointain écho dans le foutoir qui me servait de cerveau. Nerveux, je passai une main sur mon visage, le temps qu’elle saisisse un stylo. Je vis la pointe de sa langue humecter sa lèvre inférieure. Sèche comme la mienne ? Mais ses lèvres me fascinèrent une nouvelle fois, pulpeuses, d’une jolie couleur, à croquer dedans.
Impossible, mais je bandais pourtant encore un peu plus, le salon transformé en une vraie fournaise ! D’un bond très brusque qui la fit sursauter, je me levai :

- Je vais me chercher une bière, continue sans moi.

Bordel... Cette VOIX ? C’était vraiment la mienne, hors d'haleine, si bizarre ? Je me mis à avancer vers la cuisine, comme un automate, les jambes raides, dans une atmosphère à couper au couteau.

- Tu aurais un verre d’eau s’il te plait ?

C’était bien la première fois qu’elle me demandait quelque chose. Cela aurait dû me surprendre beaucoup plus, mais tout ce qui me sautait à figure à cet instant, c’était le ton également essoufflé de sa voix. Le même genre, après un orgasme d’enfer, que celui d’une nana bien baisée par son mec. Oh, bon sang, je délirais ! Et j’avais presque du mal à marcher avec ma queue coincée dans mon jean, cherchant à se frayer un chemin.
Dans la cuisine, je dus me coller contre l’ilot, les jambes plus du tout solides subitement. J’en profitai pour me réajuster, avec une grimace. Au bout d’un temps fou, je pris enfin ma bière dans le frigo, la décapsulai et lui servis aussi son verre d’eau. J’attendis encore quelques secondes pour calmer ce qui faisait rage en moi. Je revins dans le salon et posai sa boisson à côté d’elle.

- Merci… murmura-t-elle.

Elle but d’une traite son verre comme si elle mourait de soif depuis des jours. De mon côté, je bus une bonne lampée de bière, la bouche toujours aussi sèche. Muet, je m’assis et pris ma tablette, la laissant faire ses exos, des images de toutes sortes catapultées dans mon crâne.

- Knox…

Oh Bon Dieu, une vraie caresse sur ma queue !
Quelque chose ne tournait plus rond chez moi. À y réfléchir, cette blague était une putain de mauvaise idée. Sa main bougea légèrement. Je la visualisai illico enroulée autour de la barre de fer que j’avais toujours dans mon froc. Je levai brutalement mes yeux pour atterrir sur sa bouche. J’imaginai pouvoir la goûter, sucer sa langue…

Stop…. StopPUTAIN STOOOOPP.

À cette seconde, en plus d’être une vraie fournaise, l’appart paraissait être vidé de tout l’oxygène nécessaire à la survie d’un être humain. Bon sang, cet imbécile de Cruz avait dû monter le chauffage au risque de faire exploser les radiateurs et nous faire crever durant notre sommeil. C’était que l’explication logique à cette putain de chaleur infernale. Je me levai de nouveau d’un mouvement brusque pour aller ouvrir l’une des fenêtres face à la table.
Ouais, en plein hiver, génial !
Elle devait me prendre pour un dingue, mais je m’en foutais. J’avais besoin de respirer un bon bol d’air glacial, voire plusieurs. J’inspirai profondément et exhalai lentement pendant une trentaine de secondes avant de baisser la vitre. Je me retournai et mes yeux plongèrent dans deux billes noisette qui brillaient… anormalement…

- Tu as fini ?

Mon ton rude la fit tressaillir.

- Oui… presque…

Magne-toi !

Je bus une bonne rasade de bière un peu trop vite et une autre. D’ailleurs, j’allais avoir besoin d’une autre bière d’ici peu. À cette allure, je serais bourré avant la fin du cours. Un quart d’heure plus tard, 15 minutes de torture, tout paraissait différent : ma peau semblait plus sensible, mon corps plus lourd, mon cerveau directement connecté aux moindres mouvements de mon élève, même les plus infimes, jusqu’à sa respiration.

- Voilà.

ENFIN !

Mais il fallait qu’elle parte à tout prix ; je me sentais prêt à faire une… connerie. Je ne savais pas laquelle ! Je savais juste dans toutes mes tripes qu’il était soudain crucial qu’elle décampe rapidement.

- Je vérifierai. Écoute, j’ai un rendez-vous, inventai-je. J’ai oublié de t’en parler. Ça m’arrangerait qu’on termine en avance.

Je ne sais pas si elle me crut, mais je m’en foutais. Il fallait qu’elle dégage.

- OK, pas de soucis, répondit-elle en se levant immédiatement.

Elle sembla ranger ses affaires plus rapidement, ses mains un peu agitées ou tremblantes. Je m’arrachai à cette vision, ne voulant pas voir ces détails perturbants. Son matos remballé, je l’accompagnai jusque dans le hall à travers une vraie chape de plomb.

- Bon weekend ! lança-t-elle.

Elle me dévisagea et je reculai instinctivement. Nom d’un chien, j’étais plus moi-même ! Je lui répondis par un simple signe crispé de la tête. Quand la porte se ferma sur elle, je fixai le battant comme un con, les pieds collés au sol. Soudain, je réussis enfin à libérer l’air comprimé dans mes poumons depuis des lustres. La respiration pas très nette, je continuai à fixer un point devant moi, ressentant le violent besoin de m’échapper de ces quatre murs, d’aller faire un tour. C’était ça ou une bonne douche glaciale ! Mais je n’étais pas certain de ce que je ferai seul sous la douche… dans cet état en pensant… à…

Oh non… oh que non… oh putain… pas question…

Deux minutes plus tard, je quittai l’appart comme s’il y avait le feu dans l’immeuble…
 
Traduction :
Smooth : doux
Slick : glissant

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Commentaires (17)
  • 9mJ  - pliée de rire toute seule devant mon ordi!! oups..

    Merci Belinda pour ce cadeau! vous avez vraiment beaucoup de talent, j'adore vous lire mais quel dommage de ne pas l'avoir mis dans le livre!!en plus hier j'ai fini de le relire tellement ils me manquaient! ils sont tellement mignons.. alors avec ce bonus en plus :evil: ça va être encore plus difficile d'attendre la suite avec Cruz car je les ai encore en tête :) Encore merci, bises Muriel

  • Belinda
    avatar

    bonjour Mj

    Ravie que cette scène vous ait plu et que Pari risqué ait été un coup de coeur. Comme je l'ai indiqué, elle n'avait plus sa place et d'autres scènes se sont imposées durant l'écriture de leur histoire. :)
    Merci pour votre message :P :)

  • NADIA

    MERCI BELINDA!

  • Nath  - génial

    J'ai adoré ce texte supplémentaire ! c'est génial. :woohoo:
    J'aimerai savoir s'il va y avoir une suite à ce premier livre. L'histoire de Cruz et de Bethani.. ça serait génial ! :P

  • Belinda
    avatar

    Merci Nath :)

    Oui j'envisage d'écrire l'histoire de Cruz et Bethany :P

    A bientôt
    BB

  • fournier  - super

    Je viens de relire pari risqué et toujours la même émotion, j'espère de tout coeur qu'il va y avoir une suite sur cruz et bethany où même un tome pour chaque autre personnage ce serait vraiment géniel. encore un grand bravo

  • Belinda
    avatar

    bonjour :)

    Merci pour votre retour. Il y a du potentiel, à voir ;)

    a bientôt
    BB

  • Angela Maria

    Merci pour cette surprise, ça me donne envie de relir le livre.
    A quand la suite?
    Bonne écriture. ...

  • Belinda
    avatar

    Bonjour

    Merci :) Je n'ai pas de date pour l'instant, je travaille sur le dernier de la Confrérie des Ombres
    A bientôt

  • nine
    avatar

    vraiment dommage qu'il ne soit pas intégré dans le livre, j'adore! merci de nous replonger ne serait- ce qu'un instant dans cette fabuleuse histoire.
    Merci

  • Anonyme  - Pari risqué 2

    Bonjour êtes vous en train d'écrire le 2 de pari risque. J'ai trop hâte.
    Merci :kiss: :kiss:

  • Belinda  - re:
    avatar
    nine a écrit :
    vraiment dommage qu'il ne soit pas intégré dans le livre, j'adore! merci de nous replonger ne serait- ce qu'un instant dans cette fabuleuse histoire.
    Merci

    La scène ne s'y prêtait plus ;)
    merci à vous

  • Belinda  - re: Pari risqué 2
    avatar
    Anonyme a écrit :
    Bonjour êtes vous en train d'écrire le 2 de pari risque. J'ai trop hâte.
    Merci :kiss: :kiss:

    Bonjour
    C'est l'un de mes projets futurs, mais pas dans l'immédiat :) merci de votre visite

  • Margaux  - Merci

    Merci pour cet extrait ! Knox pris au piège dans son propre jeu ... Je ne le découvre que maintenant car je nous vous suivez pas encore sur Facebook. J'ai beaucoup aimé Pari Risqué ( adoré même), et je viens d'ailleurs de le lire pour la seconde fois.

  • Belinda
    avatar

    Bonjour Margaux

    merci beaucoup :) Il existe un autre bonus qui se situe après la fin de "Pari risqué"

    A bientôt

  • annie  - Pari risqué

    J'ai adoré ce livre, c'est mon préféré, mais j'aimerai tellement une suite avec Knox (que j'adore) et Jaylin, j'aimerai voir évoluer leur histoire au fil des années ?? Est-ce qu'il est prévu une suite ???

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Mis à jour (Jeudi, 07 Avril 2016 15:55)